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    Vendredi 30 mars – La bonne grosse galère

    Avion

    Arrivées à l’aéroport à 4h, nous sommes fatiguées, j’ai hâte de pouvoir dormir dans l’avion, mais il y a forcément un mais. 

    La compagnie aérienne nous annonce qu’il n’y a plus de sièges disponibles dans l’avion en direction de Paris. Nous sommes obligées d’accepter d’être «volontaires» pour nous rendre à Bruxelles. Puisqu’il faut rentrer… nous allons en Belgique. Cet imprévu nous énerve mais nous décidons plus tard d’en rire, au moins nerveusement. 

    Un taxi et un Thalys plus tard, Alexandra et moi sommes rendues à Paris, tandis qu’Anaïs prend un train de Bruxelles à Bordeaux. 

    À la gare du Nord, nous courrons vers le Mac Do. On se console comme on peut ! Il est ensuite temps de rentrer chez Alexandra, récupérer des affaires, puis à la maison. 

    Brutal retour au quotidien adouci par une bonne nuit de sommeil.

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    Jeudi 29 mars – Ce n’est qu’un au revoir

    Déjà le dernier jour ? Il doit y avoir une faille spatio-temporelle, car jamais une semaine n’est passée si vite. Nous n’avons même pas eu le temps de découvrir tout Reykjavik et décidons donc d’aller pique-niquer sur les bords du lac Tjörnin.

    Nous voulons atteindre la pointe ouest de Reykjavik, un assez long trajet à pieds. Nous découvrons de nouveau des paysages somptueux, et nous avons même l’occasion de descendre sur une petite plage où nous voyons des algues étonnantes.

    Ce petit voyage nous occupe la majeure partie de l’après-midi, et nous devons rentrer à l’appartement, ranger nos affaires déjà éparpillées. 

    La route n’est pas sans embûches, nous croisons des photobooths fort attirants… forcément, on doit s’arrêter pour prendre nos photos bêtes.

    Nous nous préparons à notre dernière sortie, et dernière chance d’observer de réelles aurores boréales. Nous dînons finalement au Loki, le restaurant que nous apercevions depuis le début du séjour face à la Hallgrimskirkja

    L’activité des aurores doit être forte ce soir, mais le ciel est très couvert. Nous sommes déposées près d’un grand lac où la pleine lune se reflète. Elle est entourée d’un halo que je n’avais jamais vu en France.

    Nous patientons en riant comme très rarement. Je crois que les autres passagers de l’excursion auraient préféré que l’on soit isolées plus loin. Nous n’aurons toujours pas la chance de voir une aurore ce soir, nous rentrons cependant sans déception, cette dernière nuit était parfaite. 

    Un dernier tour d’appartement, un petit mot d’au revoir à notre hôte et nous nous hâtons vers la navette en direction de Keflavik à 3h du matin.

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    Mercredi 28 mars – La décadence

    Pas d’excursion prévue aujourd’hui, nous en profitons pour traîner à l’appartement avant de nous décider à enfiler nos 15 couches de vêtements quotidiennes (et ça commence à sentir bon). 

    En route vers le centre de Reykjavik, c’est déjà le moment de craquer pour quelques souvenirs en boutique. J’opte pour une figurine puffin particulièrement laide, Anaïs, quant à elle, adopte une tasse phoque pour le moins… originale.

    Nous rejoignons rapidement le musée des sagas (Sögusafnið). L’histoire médiévale de l’Islande y est retracée à travers 16 sagas représentées par des tableaux regroupant des mannequins de silicone et des objets fabriqués selon les techniques de l’époque.

    Le musée propose ensuite de se déguiser en viking… pauvre de lui ! Nous restons très longtemps en séance photo, puis Alexandra suit le cours de combat à l’épée proposé par Anaïs.

    L’appel de l’estomac étant le plus fort, nous quittons le musée pour rejoindre un café en attendant de pouvoir aller manger au Seabaron (Saegreifinn). Ce restaurant est réputé pour sa soupe au homard, que je ne pourrai pas goûter, mais qui semble satisfaire Alex et Anaïs. Je me contente de brochettes de légumes grillés qui sont déjà délicieuses.

    Repues, nous nous dirigeons de nouveau vers le Hùrra : ce soir, c’est concert ! FM Belfast joue pour notre plus grand plaisir. Je ne connaissais pas le groupe avant de voir l’event Facebook annoncant ce concert, et ils savent amuser leur public.

    Entre leurs reprises, danses excentriques, lancers de paillettes, on s’amuse, on saute, on chante. Nous en sortons euphoriques, vers un sommeil bien mérité.

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    Mardi 27 mars – Eyjafjallaquoi ?!

    Deuxième et dernière longue excursion du séjour vers la côte sud. Nous partons pour 11h de voyage à la découverte des grandes cascades et des plages de sable noir. 

    Dans le bus, nous en prenons déjà plein les yeux en longeant de nombreux volcans et montagnes, dont le fameux Eyjafjallajökull. Son éruption a causé d’importantes perturbations dans le trafic aérien en 2010. Nous tentons de prononcer son nom correctement, sans grand succès. 

    Nous sommes déposées à la cascade de Skógafoss, d’une hauteur de 62 mètres. Nous n’avons pas le temps de la voir d’en haut et nous contentons de prendre l’eau à ses pieds. Un arc-en-ciel apparaît dès qu’on s’éloigne suffisamment. 

    Il est temps de se diriger vers la plage de Reynisfjara. Dans le bus, le guide nous demande de ne pas approcher des vagues, je le prends un peu à la rigolade, mais nous comprenons mieux pourquoi en arrivant. L’océan est déchaîné et les vagues peuvent atteindre plusieurs mètres. Elles s’éclatent contre les rochers qui les sèment avant de se rapprocher dangereusement de nous en s’étalant sur le sable noir.

    La couleur de son sable n’est pas la seule originalité de Reynisfjara. La montagne Reynisfjall, qui la borde, est formée de surprenantes colonnes de basalte sur lesquelles nous posons comme des touristes, parce qu’après tout, nous sommes des touristes. Une averse de grêle s’abat soudain sur la plage. La blancheur de la glace sur le sable est un nouveau spectacle offert par la nature.

    La pause déjeuner nous permet de découvrir le village de Vík í Mýrdal, où nous sortons rapidement avant de rejoindre le bus en courant comme des dératées.

    Dernier arrêt à la cascade de Seljalandsfoss. D’une hauteur de 65m, elle a la particularité de permettre aux visiteurs de passer derrière. Anaïs enfile son poncho de bossue, nous voilà parties. Le chemin qui permet de voir l’arrière de la cascade n’est pas des plus sûrs, je suis un peu étonnée de n’avoir vu personne tomber. Nous ressortons trempées, mais on aura au moins pu voir l’envers du décor. Nous devons également voir un glacier, mais le temps ne le permet pas. Nous partons donc directement sur la route du retour, vers Reykjavik.

    Nous rentrons suffisamment tôt pour profiter de la soirée à Reykjavik. Nous choisissons d’aller au café Vínyl, qui porte bien son nom. Des disques de toutes sortes sont en vente, et la voix de Neil Young nous berce. L’atmosphère est apaisante et la nourriture délicieuse. 

    Un bar à proximité de notre AirBNB, le Hùrra, organise un Drink & Draw ce soir, c’est vite l’heure de décoller et de déguster notre première bière islandaise : une Viking, évidemment. L’association qui organise le Drink & Draw publie après chaque événement un petit carnet regroupant les plus jolis dessins de la session, on espère y obtenir une place (pour Alex et Anaïs, c’est du tout cuit).

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    Lundi 26 mars – Golden Circle venteux

    C’est aujourd’hui que nous allons véritablement découvrir l’Islande avec une excursion au Golden Circle. Rendez-vous à Hallgrimskirkja pour trouver le bus qui nous y emmènera, nous embarquons pour une longue journée.

    Premier arrêt à Þingvellir : ce parc national a la particularité de se situer à la séparation des plaques tectoniques américaines et européennes. Nous pouvons donc, en théorie, changer de continent en quelques pas. Nous observons les failles qui composent le paysage avant de descendre dans le parc et d’y marcher pendant presque une heure. Les minutes défilent pendant que nous admirons ce paysage incroyable. 

    La seconde attraction du Golden Circle est la chute de Gullfoss (la Chute d’Or). Nous n’atteignons pas la vue sur cette cascade sans mal : le vent très violent nous attaque ! Nous n’avons d’autre choix que de nous tenir par les bras pour avancer, technique adoptée par la plupart des autres marcheurs présents pour pouvoir avancer.

    Au retour, nous croisons une anglaise qui n’a pas pu suivre le chemin, n’ayant personne à qui se tenir. Nous embarquons à nouveau dans le bus, frigorifiées. J’ai eu la mauvaise idée de garder mes gants en mode mitaines, autant dire que mes doigts sont une histoire ancienne, c’est balot, ils étaient bien pratiques.

    Direction Geysir !

    Ce champ géothermique comporte de nombreuses sources chaudes, mais aussi, comme sont nom l’indique, deux geysers. Geysir, le plus impresionnant, est dormant depuis des années. Le guide nous raconte qu’il projetait de l’eau jusqu’à 80 mètres. Nous pouvons cependant voir les éruptions régulières de son petit frère, Strokkur, qui propulse de l’eau à environ 20 mètres de hauteur : c’est déjà assez surprenant.

    Nous sommes entourées par des vapeurs, de l’eau bouillante, l’odeur de soufre est omniprésente. Dommage que les photos et vidéos ne proposent pas d’odorama…

    Le bus nous dépose ensuite auprès de la petite église de Skálholt dont les vitraux abstraits et colorés m’émerveillent.

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    Dimanche 25 mars – Esja et Carrot cake

    Réveil en forme après une nuit très réparatrice !
    Nous traînons un peu dans l’appartement, il faut dire qu’il est tentant de cocooner dans un tel endroit.

    Au programme aujourd’hui : sortir et découvrir la ville. Nous sommes gâtées, le temps est assez clément malgré le vent violent qui nous accompagnera durant tout le séjour. 

    Il suffit de descendre une rue pour rejoindre la mer et découvrir une vue fantastique sur l’Esja, un massif de montagnes volcaniques impressionnant. Nous montons sur les rochers qui bordent la mer pour en profiter et mitrailler le paysage.

    Nous longeons le bord de mer pour voir le Sólfar, autrement dit, le Voyageur du Soleil. C’est probablement l’un des monuments les plus connus de Reykjavik, je ne me prive pas de le photographier.

    Nous continuons jusqu’au Harpa, une salle de concert et de conférence magnifique. Immense et moderne, elle se pare de belles lumières la nuit venue. Nous avons la chance d’y arriver en même temps qu’une chorale venue d’Angleterre. Les chants résonnants dans ce grand bâtiment ne manquent pas de me donner des frissons.

    Après ce concert imprévu, nous partons en quête de nourriture en longeant le port avant de remonter vers la ville où nous tombons sur le Prikið.

    Nous ne le savons pas encore, mais nous ouvrons la porte du plus vieux café d’Islande, et en Islande, le café, ils savent le servir ! Les refills sont gratuits, si ce n’est pas le paradis, ça s’en approche. 

    Je commande un carrot cake, nous y goûtons ensemble, je le sacre meilleur carrot cake au monde sans hésitation.

    L’après-midi défile à une vitesse folle, nous voyons un intérêt à chaque coin de rue, que ce soit des souvenirs particulièrement kitsch, une boîte aux lettres pour le Père Noël islandais ou du street-art admirable. Nous découvrons l’habitude étrange qu’ont les islandais de laisser leurs bières à des endroits incongrus.

    Nous rentrons suffisamment tôt pour préparer nos sandwichs et nous reposer, l’expédition de lundi promet d’être bien remplie et il est préférable d’être en forme. 

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    Samedi 24 mars – Une autre planète

    C’est le grand départ ! Réveil difficile après une nuit beaucoup trop courte. Nous nous rendons à l’aéroport Charles de Gaulle, le long trajet en RER ne nous aide pas vraiment à émerger. Arrivées à l’aéroport, passage à l’étape enregistrement obligatoire, tout se concrétise. Nous évacuons l’euphorie avec des blagues particulièrement nulles, mais quand même drôles. Une dernière boisson chaude française et nous embarquons pour 3h30 de vol à destination de l’aéroport de Keflavik.

    Le vol passe plus vite que prévu, malgré le stress d’Alexandra à l’idée de ne plus être au sol. On comate, on discute, on regarde une série, et avant même de l’avoir pleinement réalisé, nous sommes sur le sol islandais. L’aéroport de Keflavik est étonnamment propre, calme et grand, c’est un avant goût de la sérénité qui règne ici.

    Le temps de grignoter quelque chose et de réserver une navette, nous voilà parties pour Reykjavik. La découverte du pays à travers les vitres du bus est un petit choc : tout est gris, jaune, rouge, des couleurs que nous ne sommes pas habituées à voir en France ou même en Europe. Le tout est dénué d’arbres et l’horizon se perd au loin. J’ai un peu l’impression d’avoir débarqué sur une autre planète…

    À peine débarquées dans la capitale, nous voyons le haut de la Hallgrimskirkja (Hallgrimscupcake pour les intimes) dominer les toits environnants : ce sera notre point de repère pour la semaine, et elle nous aide à trouver notre AirBNB sans trop de difficultés malgré les noms de rues imprononçables qui se bousculent sur les plans. Nous sommes accueillies avec une gentillesse incroyable par Magnus, avant d’enfin nous avachir quelques minutes sur la première surface confortable à portée de vue.

    Pas le temps de traîner cependant, nous devons faire quelques courses et prévoir des sandwichs pour les excursions à venir. Direction le Bonus, la chaîne «discount» islandaise, si on peut considérer que quelque chose est réellement «discount» ici.

    Après quelques instants au calme, nous partons pour notre première excursion : le Northern Lights Mystery Tour. Malgré le temps couvert, nous espérons aperçevoir une ou plusieurs aurores boréales. Le guide du tour nous explique comment se forment les aurores boréales, je ne l’écoute que d’une oreille en observant le paysage alentours, c’est encore plus magique quand la nuit tombe.

    Nous nous arrêtons en bord de mer sur la côte sud, l’excursion de la nuit précédente a apparemment été très chanceuse et a pu profiter de nombreuses aurores boréales à cet endroit. Nous n’aurons pas la même opportunité, mais se retrouver sur cette plage, de nuit, à des milliers de kilomètres du quotidien suffit à mon bonheur. Nous pouvons tout de même voir un début d’aurore se tracer dans la nuit, malheureusement le phénomène ne s’amplifie pas suffisamment pour vraiment en profiter. Nous repartons ensuite dans plusieurs lieux, espérant toujours tomber au bon endroit au bon moment, ce qui n’arrivera pas. Tant pis, la soirée aura été belle.

    Nous rentrons épuisées et affrontons notre première douche islandaise : se laver sous une odeur d’oeuf pourri causée par le soufre présent dans l’eau, c’est tout de même particulier. 

    Je m’endors en quelques minutes.

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    Vendredi 23 mars – L’attente

    Le voyage commence dès la veille pour moi, puisque je dois me rendre chez Alexandra pour la nuit. C’est la grande période de grève de l’année, pas question d’arriver en retard à l’aéroport samedi en raison d’un train annulé. 

    Derniers préparatifs également, je retire quelques couronnes, me voici riche avec des billets de 5000 en poche… 

    J’arrive tard à Paris mais il faut encore organiser la valise collective et trier les affaires prioritaires : certaines n’auront pas l’occasion d’aller jusqu’en Islande et passeront la semaine ici.