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    Retour à Pékin

    Ce matin, nous avons le droit de faire une grasse matinée, notre train de retour vers Pékin ne partant qu’en début d’après-midi. On ne se fait pas prier après la journée d’hier, la marche vers le centre fortifié de Xi’an a été fatigante. Nous passerons ensuite l’après-midi et le début de soirée dans le train.

    En arrivant à Pékin, nous fonçons vers le restaurant que nous avions découvert en arrivant, une valeur sûre, et nous nous régalons pour la dernière fois sur le sol chinois. Il est déjà tard, nous devons partir à 5h demain matin pour prendre l’avion et dire adieu ou au revoir à la Chine…

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    L’armée enterrée de Xi’an

    Aujourd’hui, nous allons pouvoir contempler la mythique armée enterrée de Xi’an. Le réveil est difficile pour JM qui est tombé malade, probablement suite au mauvais temps qui nous poursuit depuis Pingyao. Une légère bruine subsiste encore mais nous ne faisons pas la route sous un déluge.

    L’armée de terre cuite de Xi’an était censée accompagner l’empereur Quin Shihuang dans son voyage dans l’au-delà. Quand elle a été découverte en 1974, la plupart des soldats étaient très abîmés, et lors de la visite nous pouvons constater que le travail de reconstitution est loin d’être terminé. Voir ce qu’il reste à faire rend la visite de la salle qui regroupe les soldats réparés encore plus impressionnante, on peine à se représenter la dose de travail qui a déjà été accomplie avec une grande minutie.

    La deuxième salle ne contient que des fosses en cours de reconstitution, et la troisième présente des statues sous cloche. à l’origine, les statues de l’armée étaient colorées, mais le temps a dégradé les pigments, il n’en reste presque plus rien. L’exposition de l’armée au public n’aide pas à arranger la situation. Il est même envisagé de ré-enterrer l’armée si les dégâts deviennent trop importants.

    Nous nous laissons tenter par des petites statuettes de soldats en boutique, en bons touristes. Je craque aussi sur une statuette de grue mais elle est un peu trop chère pour moi. Je la laisse à regret, mais maman et JM arrivent à l’acheter sans que je le remarque pour me l’offrir plus tard dans la journée… Nous déjeunons au restaurant gratuitement, en dédommagement de l’attente en gare hier. C’est la fête de la Lune, ou fête de la
    mi-automne et nous pouvons goûter le gâteau de lune de Xi’an en dessert. Chaque ville a sa propre recette, ce gâteau là est très bon.

    Nous rentrons nous poser un petit moment à l’hôtel, et il est hors de question de quitter les lieux sans avoir profité des services de Nyounyou. Je commande une bouteille d’eau et nous l’attendons tous de pied ferme. Elle se balade en autonomie dans les couloirs en parlant toute seule… C’est plus un spectacle qu’un room service. Après cette pause nouvelles technologies, nous ressortons, seuls, pour découvrir la ville.

    J’ai, depuis bien avant notre départ, envie de me faire tatouer en Chine. C’est peut-être le seul souvenir semi-matériel qui me tient vraiment à coeur, mais nous n’avons pas encore eu l’occasion de chercher un tatoueur. Avec ce temps libre, nous commençons à chercher, en vain, un salon dans la ville de Xi’an. J’interroge les jeunes qu’on croise, mais ils ne comprennent pas l’anglais.

    Nous n’y croyons plus et rentrons à l’hôtel. Sur la route, miracle, un tatoueur, et il est ouvert et disponible ! Il ne parle pas anglais lui non plus mais je peux échanger avec lui grâce à une de ses amies au téléphone. Une heure plus tard, je repars avec une grue sur la cheville gauche.

    Armée enterrée de Xi'an
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    Le grand luxe

    Ce matin, nous partons en direction de notre dernière étape chinoise : Xi’an et son armée de soldats en terre cuite. Nous nous rendons à la gare, qui est toujours aussi propre et organisée que celle de Pékin, même si cette fois-ci il n’y a que deux voies.

    Nous arrivons à Xi’an à 13h et deux petites déconvenues s’enchaînent : j’ai oublié mon sweat dans le train (adieu), et surtout, nous ne trouvons pas notre guide ! Un coup de téléphone et il répond en panique, il était tranquillement en train de manger, pensant que nous n’arrivions qu’à 16h40. Il doit prendre le métro pour venir, nous poireautons gentiment à la gare.

    Quand il arrive enfin, nous sommes conduits au Crowne Plaza de Xi’an. C’est le grand luxe, les chambres sont immenses, la moquette est si épaisse qu’on s’y enfonce, et le room service est assuré par un petit robot baptisé Nyounyou.

    Nous dînons dans le restaurant 360° situé au 51ème étage de la tour, où l’huître coûte 88 yuans l’unité. On peut contempler la ville qui est beaucoup plus grande que ce que nous pensions avec ses dix millions d’habitants. Il faut aussi dire que depuis la découverte de l’armée de terre cuite, il y a beaucoup plus d’intérêt à s’installer ici.

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    Sacrée pluie

    Réveil sous la pluie, et quelle pluie ! Il tombe des cordes quand j’ose mettre le nez dehors. On va prendre le petit déjeuner dans le hall de l’hôtel : café, toasts, omelette et… crêpes. Bon, après tout ils ont l’air d’avoir une certaine affection pour la France ici.

    Marguerite est déjà là, elle passe beaucoup de temps à l’hôtel. Nous embarquons en direction du château souterrain de Zhangbi. Facile de deviner son intérêt en lisant l’intitulé, mais ce n’est pas tout le château qui est sous terre, seulement des galeries. En descendant, nous découvrons environ 1,5 km de galeries sur trois niveaux. Celles-ci contiennent des pièges divers et variés pour les soldats ennemis.

    Sortis de Zhangbi, nous rentrons à Pingyao. Il pleut toujours autant. Décision est alors prise d’annuler notre balade sur la montagne Mian. ça aurait déjà été compliqué sous le soleil, alors avec la pluie et la brume… Notre guide nous emmène pour un petit tour de Pingyao. Nous visitons la banque qui a été la première banque chinoise. à l’époque, Pingyao était la ville la plus riche du pays. Nous allons ensuite visiter le temple taoïste.

    Il était également prévu de nous rendre sur les remparts, mais nous sommes trempés et gelés. On décide de rentrer à l’hôtel avant de tomber malades.

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    Pingyao, petit nid à touristes

    C’est déjà le moment de quitter Pékin pour rejoindre Pingyao. J’ai le sentiment d’avoir à peine effleuré la capitale chinoise avant de la quitter. Georges passe nous chercher comme à son habitude pour nous mener vers la gare.

    Tout est grand et propre. On se croirait presque dans un aéroport avec le contrôle des valises et les salles d’attente pour l’embarquement. Quatre heures de train nous attendent. Les wagons sont spacieux et toujours impeccables, évidemment nous arrivons à l’heure.

    Notre guide pour Pingyao nous attend, elle s’appelle Marguerite. Le chauffeur conduit une vingtaine de minutes pour nous approcher des remparts de la vieille ville, mais au-delà, il nous faut emprunter un petit véhicule électrique pour nous rendre à l’hôtel, seuls les résidents peuvent se déplacer en voiture.

    On découvre la charmante auberge De Ju Yuan où Valéry Giscard d’Estaing a séjourné. Le patron parle français. Après avoir traversé un dédale de petites cours et de couloirs, nous ouvrons la porte de nos très jolies chambres. Un lit de princesse m’attend pour les nuits à venir.

    Il est encore tôt, on en profite pour aller se balader. Les rues principales de Pingyao sont vraiment belles avec un certain cachet, mais c’est un peu trop touristique pour nous. On s’en éloigne pour voir la partie un peu mieux cachée de la ville. Certains bâtiments sont dans un sale état. On découvre même une église qui a l’air abandonnée depuis un moment. Surprise quand on ouvre la porte, quatre vieux chinois sont occupés à réciter des prières. C’est pour le moins particulier comme ambiance. On se retire discrètement.

    Après la promenade vient l’heure du dîner, que nous prenons à l’hôtel. Ce n’est pas fameux mais ça se laisse manger. Je trouve le courage de ressortir prendre quelques photos de nuit, c’est tout l’intérêt de Pingyao et de ses nombreuses lanternes, avant d’aller dormir dans mon grand lit.

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    La Grande Muraille

    Réveil de bonne heure et de bonne humeur. Rendez-vous donné à 7h30 à l’hôtel de Maman et JM pour partir vers la Grande Muraille à Mutianyu, à 1h30 de voiture du centre de Pékin. J’apprécie ma petite marche matinale à travers les hutongs, je vois Pékin se réveiller sous une chaleur encore supportable.

    Arrivés à la Grande Muraille, nous prenons une navette et un télésiège pour aller au sommet. De là, je vois la piste de luge pour redescendre sous nos pieds et je regrette un peu mon choix. Nous marchons pendant environ une heure de la sixième à la neuvième tour, il fait très chaud encore une fois et ça grimpe bien. La vue est sublime. ça fait bizarre de réaliser qu’on est vraiment en train de marcher sur la Grande Muraille après l’avoir vue tant de fois en photo ou dans des films.

    C’est ensuite l’heure de redescendre. Maman et JM vont prendre les télésièges, je m’attaque à la luge. C’est finalement assez doux. J’écrase beaucoup de mille-pattes au passage… Une fois arrivée, nous allons manger avant de repartir vers Pékin.

    Le chauffeur nous dépose au zoo pour voir les pandas. C’est très décevant, trois pauvres pandas enfermés dans des cages vitrées… Je suis un peu mal à l’aise vis à vis de mon éthique en ce qui concerne de genre de lieux, et je ne m’attendais pas à ça.  Nous ne nous attardons pas. 

    Georges nous accompagne en métro jusqu’à un centre commercial pour acheter «les petits souvenus». Le métro pékinois est très grand, propre, et surtout climatisé. JM et Maman font bien chauffer  leurs cartes bancaires, pour une fois je m’abstiens d’acheter quoi que ce soit.

    Quand vient l’heure de rentrer, c’est le début de la galère. Nous allons chercher un taxi, Georges nous avait annoncé un prix de 30 yuans pour rentrer, mais le premier chauffeur refuse avec beaucoup d’agressivité. Un taxi non officiel nous propose le trajet à 140 yuans, c’est hors de question pour 6 km. 

    On décide d’opter pour le métro, après beaucoup de détours on finit par obtenir la bonne direction pour aller à la station voulue. Manque de chance, il commence à pleuvoir des cordes. Après une bonne marche, on arrive trempés dans la station. Le trajet se déroule sans encombre, on est tous soulagés, jusqu’à la sortie. Il fait nuit et on ne reconnaît rien. Heureusement, quelqu’un voit notre détresse et nous aide à nous orienter pour retrouver nos hôtels. Nous ne nous en serions pas sortis sans la gentillesse des personnes à qui nous avons demandé des directions.

    On retrouve enfin le McDo situé entre nos hôtels, on peut respirer ! Chacun rentre chez soi et nous ne trouvons pas le courage de ressortir après cette très longue journée. Au dîner ce soir, ce sera gâteaux piochés dans la valise.

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    La Cité Interdite et le show de Kungfu

    Après une bonne nuit de sommeil, je me mets en route pour aller à l’hôtel de maman et JM. Je passe prendre un macdo pour le petit déj. A 9h, Georges arrive pour nous emmener sur la place Tian an Men avant de nous faire visiter la Cité Interdite.

    La file d’attente pour accéder à la place est effrayante, ça n’en finit pas, heureusement notre guide a tout ce qu’il faut pour passer sans patienter. Nous débarquons sur la place, éblouis par sa superficie : 800m de long sur 550m de large. Il faut le voir pour se rendre compte de l’immensité de la chose. Il y fait aussi extrêmement chaud sans un coin d’ombre pour se protéger du soleil. Heureusement, nous avons des parapluies.

    Nous marchons encore un peu pour entrer dans la Cité Interdite. Magnifique, impressionnant, immense, incroyable, les mots manquent pour décrire la beauté du lieu hanté par sa riche histoire. Nous traversons toute la Cité en suivant l’allée de l’Empereur. Nous finissons la visite avec les jardins, qui regorgent de vieux arbres. J’ai pu prendre des photos champêtres, il m’en faut peu pour être heureuse.

    Il n’est que 14h mais nous sommes tous très fatigués, on rentre se poser un peu avant d’assister à un spectacle de kungfu à 17h. Tout est parfait sur scène : la musique, la lumière et surtout les acteurs. Leurs performances sont vraiment impressionnantes, surtout les combats choréographiés au millimètre et les démonstrations avec des lames, du bois et de la pierre.

    Nous faisons de nouveau une pause à nos hôtels avant de nous retrouver pour arpenter les rues marchandes. C’est un peu la course, on a une réservation de restaurant à 20h et le temps passe vite. On fait quelques petits achats avant de nous presser pour aller manger.

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    Tout plein de temples

    Ce matin, je retrouve maman et JM à 8h30 dans leur hôtel pour prendre le petit déj avec eux. A 9h, Georges arrive pour nous emmener au Temple du Ciel. C’est un lieu immense et magnifique, nous y passons plusieurs heures sous une grande chaleur. Je frôle le malaise en début de matinée mais le reste de la visite se déroule bien.

    Georges nous donne énormément d’informations sur toutes les pièces que nous visitons, c’est un peu difficile de tout suivre, et encore plus de tout retenir. En fin de visite, nous arrivons dans un petit parc aménagé pour le sport. De nombreuses personnes âgées y sont et elles sont assez bluffantes. Les gens sont plus en forme à 70 ans que moi à 27… Il faut dire que les chinois partent très tôt à la retraite et profitent de leurs vieux jours.

    Après un bon resto, nous partons visiter le Temple des Lamas et le Temple de Confucius, qui sont côte à côte. Dans le Temple des Lamas, nous voyons la plus grande statue de Bouddha au monde (fun fact : elle est dans le Guinness Book des records). On se sent tous petits et ça me rappelle le monastère de Gandan à Oulan Bator. Dans le Temple de Confucius, nous pouvons admirer une superbe statue de jade.

    Il est déjà 16h30 quand nous rentrons dans nos hôtels. Je me rafraîchis un peu avant de repartir en direction de la rue marchande à côté de mon hôtel. L’ambiance y est très agréable et il y a peu de touristes. Je rejoins maman et JM pour aller manger dans un petit resto spécialisé dans les dumplings (raviolis chinois). C’est très bruyant mais nous nous régalons.