Mongolie

Randonnée vers Tuvkhun

Hier soir nous avons rencontré un couple de français sympa au camp. Ils sont là depuis 12 jours et sont allés au fin fond du désert de Gobi. Ils ne le recommandent pas vraiment, ça fait énormément de route et le paysage est très monotone.

La nuit a été difficile pour moi cette fois-ci. Souvent réveillée, j’avais soit trop froid, soit trop chaud. À 8h, c’est un peu la cata, JM a très mal au dos, il n’arrive pas à se redresser. On attend de voir si ça passe, et ça ne s’améliore pas. La prudence passe avant tout, il ne se rendra pas au monastère.

Avant de partir, un de nos hôtes sort un yack et nous propose de monter dessus. On tente l’expérience, et je dois bien reconnaître qu’un yack c’est plutôt moelleux.

Nous nous rendons ensuite vers le monastère. Après un peu de route en voiture, il faut marcher environ 1h30 pour accéder au sommet, à 2500 m de hauteur. Maman fait le trajet à cheval avec Agui, je pars à pieds avec Chingiss. Au bout de 20 minutes, j’ai déjà le souffle court et la nausée, ça m’apprendra à sauter le petit-déjeuner. Je finis quand même par m’en sortir.

Arrivés en haut, nous découvrons de tous petits temples nichés dans les rochers. La vue sur la forêt de mélèzes qui couvre la montagne est magnifique. On a l’impression d’être sur le toit du monde.

Nous pouvons continuer de monter en escaladant un peu. Maman ne le sent pas, je continue donc l’ascension seule avec notre guide. Un minuscule temple se cache tout au sommet. Il y a également une zone d’offrande réservée aux hommes, ainsi que 2 arbres sacrés.

Dans les rochers, il y a un trou dans lequel on peut se glisser, faire un tour et ressortir, pour symboliser une renaissance. Vu mes tendances claustrophobes, je m’épargne une crise d’angoisse en décidant de ne pas le faire.

En allant rendre les chevaux, nous croisons un nomade qui parle anglais. Il regarde ma vapote en me demandant à quoi ça sert, je lui explique et lui propose d’essayer. Il n’a pas l’air d’apprécier du tout…

Nous rentrons au camp où JM nous attend bien sagement. Nos hôtes ont pris grand soin de lui pendant notre absence, il va un peu mieux. On va se poser un peu à l’écart du camp et on reste longtemps auprès de chevaux semi sauvages qui font leur vie sans trop se soucier de nous.

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